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Personnages historiques du Mexique

Benito Juarez Garcia

(21 mars 1806 – 18 juin 1872) était un homme politique mexicain, président à deux reprises (1861-1863 et 1867-1872). Juárez est l’un des présidents le plus admirés par les Mexicains.

D’origine zapotèque, il naquit dans le village de San Pablo Guelatao dans l’État d’Oaxaca. Ses parents paysans moururent avant ses 4 ans. Il partit le 18 décembre 1818 à la ville d’Oaxaca, la capitale de l’État, alors qu’il ne savait ni lire, ni écrire et qu’il ne parlait pas l’espagnol mais uniquement le zapotèque.

Il fut le premier président mexicain d’origine indienne.

Diego Rivera

(8 décembre 1886 – 24 novembre 1957). Pilier du muralisme mexicain, Diego Rivera combina sa production comme muraliste, dessinateur, professeur et écrivain avec une intense activité politique.

Son nom complet fut Diego María Concepción Juan Nepomuceno Estanislao de la Rivera y Barrientos Acosta y Rodríguez. Lui et son frère jumeau, Carlos María, naquirent en décembre 1886 dans l’état de León, à Guanajuato. Carlos mourut en 1888 et Diego resta seul fils unique de Diego Rivera (père) y María del Pilar Barrientos (mère).

A l’age de 10 ans, il commence a prendre des cours du soir à l’Académie de San Carlos à Mexico ; dont les professeurs Santiago Rebull et José María Velasco influèrent dans le développement artistique de Rivera même si l’inspiration est née dans l’atelier du graveur José Guadalupe Posada.

Dans les dernières années du gouvernement de Porfirio Diaz, le gouvernement de Veracruz lui offre une bourse pour consolider sa formation artistique en Europe. Dans un premier temps, il part pour l’école de San Fernando à Madrid, Espagne, puis réaliser divers voyages en France, Belgique (où il connaît Angelina Belfo qui sera son épouse pendant 12 ans), Hollande et Grande Bretagne pour en fin arriver à Paris en 1911 et rentrer en contact avec les différents courants artistiques.

A son retour au Mexique en 1921, il est invité par José Vasconcelos (penseur et homme politique de l’époque) pour représenter le peuple mexicain, ses légendes, coutumes et traditions sur les murs des différents édifices publics sur lesquels autant le paysan que l’ouvrier adopteraient les idées pour renforcer son identité nationaliste.

Diego Rivera fondât avec José Clemente Orozco et David Alfaro Siqueiros un mouvement artistique se donnant le nom d’École Mexicaine de Peinture.

Il rencontre Frida Kahlo en 1928, se marie avec elle l’année suivante et le tire le portait à plusieurs reprises :
« Vision politique du peuple mexicain » (1928) et « rêve d’une après midi dominicale à l’Alameda Central » (1947-1948). Ce fut le mariage entre une belle et une bête, deux êtres de différentes essences mais qui connurent ensemble la signification du mot amour.

Les “murales” du Palais National, ceux de l’Institut National de Cardiologie, ceux de l’hôpital de la Race de l’institut Mexicain de l’assurance sociale, ceux du « Cárcamo del Río Lerma » de Chapultepec ; celui de la façade du Théâtre des Insurgés, celui du Stade Olympique de l’Université Nationale Autonome de Mexico sont ces plus grandes œuvres.

Rivera fut le personnage dont la vie était remplie souvent de femmes et de polémiques. Les plus grands exemples furent ceux de 1930 où aux États-Unis il peint à San Francisco, Detroit et au Rockefeller Center à New York, la représentation de Lénine (le projet se trouve aujourd’hui au Palais des Beaux Arts) ; et à l’Hôtel du Prado où il réalise une peinture où apparaissait la phrase : Dieu n’existe pas, qui fut postérieurement éliminée.

En 1955, il visite l’Union Soviétique où il se soignera d’un cancer. Deux ans après, la maladie dans les veines, lui produisent une coagulation de sang qui l’empêche de bouger le bras droit.
Il est fort probable que le même problème lui provoqua une crise cardiaque, qui le fit partir le 25 novembre 1957, dans son atelier dans le quartier de San Angel à Mexico.

Emiliano Zapata

(8 août 1879 – 9 avril 1919) fut l’un des principaux acteurs de la Révolution mexicaine de 1910 contre le
président Porfirio Díaz.

Aujourd’hui, de nombreux Mexicains le considèrent comme un héros. L’EZLN, un mouvement révolutionnaire qui s’autoproclame antimilitariste, il est actif au Chiapas, s’inspire de son œuvre, le Z du sigle signifie zapatiste, c’est-à-dire l’adjectif formé sur Zapata.

Zapata, de sang métis, est né à Anenecuilco, village de l’État de Morelos, situé au sud de la capitale du Mexique.

À l’époque, le Mexique était gouverné par le général Porfirio Díaz qui s’était emparé du pouvoir en 1876. Le système agricole reposait sur de très grandes propriétés, appelées haciendas, qui devenaient de plus en plus importantes à mesure que les chefs des haciendas prenaient des terres aux communautés indigènes (voir aussi ejido). Ceux-ci étaient souvent surendettés et se retrouvaient ainsi dans une situation d’esclavage économique. Afin de calmer les peones et instaurer un gouvernement qu’il pourrait présenter comme légitime, Diaz organisa des élections locales. Sous l’autorité de Diaz, de nombreux associés se virent confier des postes à responsabilités à travers tout le pays.

La famille de Zapata, même si elle n’était pas très riche, ne vivait pas dans la grande pauvreté. Elle échappa au peonage et put conserver ses propres terres (ranchero). En fait, les générations précédentes avaient été porfirista (partisans de Díaz). Zapata a d’ailleurs toujours eu la réputation d’un homme costumé, apparaissant aux corridas et rodeos dans de riches costumes de charro (cowboy). Bien que son attrait pour les costumes hauts en couleur l’eût plutôt fait ressembler aux riches hacendados qui contrôlaient les terres, il conserva toujours l’affection voire l’admiration des habitants de son village, Anenecuilco, si bien qu’à l’âge de trente ans, Emiliano parvint à la tête du comité de défense, un poste qui fit de lui le porte-parole pour la défense des intérêts de son village.

Bien qu’il n’était pas complètement de sang indigène (il avait des ancêtres espagnols), Zapata s’impliqua rapidement dans le combat pour les droits des indiens de l’État du Morelos. Il supervisa alors la redistribution pacifique des terres de certaines haciendas et rencontra plus de problèmes avec d’autres. Il fut alors spectateur de nombreux conflits opposant des villageois aux chefs des haciendas à propos des vols systématiques des terres du village et en une occasion terrible fut le témoin de l’incendie d’un village entier par les hacendados.

Durant de nombreuses années, il milita avec persévérance pour les droits des villageois. Il commença par établir grâce à des actes anciens le droit des paysans sur des terrains objets de disputes, puis fit pression sur le gouverneur de l’État pour une redistribution des terres. Mais, désolé par l’inertie dont faisait preuve les autorités, il s’arma pour prendre possession des terres disputées.

Eufemio et Emiliano Zapata

À cette époque, Porfirio Díaz était menacé par la candidature de Francisco I. Madero. Zapata s’allia alors à Madero qui passait pour celui qui permettrait un changement profond au Mexique.
En 1910, les troubles que subissait le pays conduisirent à la création de groupes de guérilleros. Zapata eut vite un rôle important dans ce mouvement, il devint le général d’une armée du Morelos (Ejército Libertador del Sur – l’armée libératrice du sud).

Zapata était en partie influencé par un anarchiste indien du Sud du Mexique, Ricardo Flores Magón. On peut trouver des traces de cette inspiration dans le plan zapatiste de Ayala ou de façon plus évidente dans le slogan zapatiste : « Tierra y libertad » (terre et liberté), ce qui était le titre du plus célèbre des ouvrages de Magón. La recontre de Zapata avec l’anarchisme se fit par l’intermédiaire d’un instituteur, Otilio Montaño, qui présenta à Zapata le travail de Pierre Kropotkine et Flores Magón à l’époque où Zapata commençait à participer au combat des paysans pour leurs terres.

Díaz fut renversé par Madero en grande partie suite au mouvement de rébellion générale des peones. Sous Madero, de nouvelles réformes foncières furent entreprises et des élections devaient avoir lieu. Cependant, la position de Madero sur la réforme foncière ne satisfaisait pas Zapata et celui-ci fut incapable, malgré ses efforts assidus, de faire prendre conscience à Madero de l’importance du problème et de l’urgence qu’il y avait à agir en appliquant le plan d’Ayala. Finalement, après la nomination d’un gouverneur favorable aux propriétaires terriens par Madero, et le manque de gestes encourageants en terme de politique foncière de ce dernier, Emiliano mobilisa de nouveau l’Armée de Libération.

Madero, effrayé, demanda à Zapata de désarmer et démobiliser ses troupes. Zapata répondit que si le peuple ne parvenait pas à conquérir ses droits par les armes, il ne le pourrait pas non plus désarmé et sans aide. Madero envoya plusieurs généraux afin d’essayer de neutraliser Zapata mais sans succès.

Peu après, Madero fut renversé par Victoriano Huerta, un ancien général porfiriste qui amnistia Diaz et fit taire la résistance indigène en quête de réformes agraires. La réaction paysanne à cette situation fut telle que les forces zapatistes augmentèrent considérablement et qu’un nouveau groupe apparut dans le Nord, les Villistas de Pancho Villa, composé principalement de partisans de Madero. Zapata hésitait à rencontrer Villa suite au rejet par ce dernier du plan d’Ayala qu’un zapatiste lui avait fait découvrir en prison.

L’opposition à Huerta connut son apogée avec Venustiano Carranza qui dirigeait une faction constitutionnaliste à laquelle Zapata et Villa s’allièrent. Huerta fut rapidement renversé par ces forces nombreuses. Suite à sa défaite, les constitutionnalistes mirent en place une convention chargée de constituer le nouveau gouvernement. Zapata refusa d’y assister arguant qu’aucun des conventionnels n’avait été élu. Les chefs de Morelo envoyèrent à la place une délégation pour présenter le plan d’Alaya et observer la tenue de la convention.

Peu après, Carranza prit la tête du gouvernement ce qui suscita un nouvel échauffement. Au départ, Carranza était un fidèle d’Álvaro Obregón qui avait supprimé la guerilla Villiste. Les zapatistes, néanmoins, restèrent mobilisés mais se fractionnèrent progressivement après de longues années de campagne.

Le régime finit par mettre un contrat sur la tête de Zapata, espérant une trahison de zapatistes repentis. Il essaya également d’éloigner les autres chefs de l’armée zapatiste, mais aucune proposition n’eut de succès.

Le 9 avril 1919, le Général Guajardo invita Zapata à le rencontrer, simulant la sympathie envers lui. Mais lorsque Zapata arriva, il le cribla de balles et présenta le corps pour la prime (la moitié seulement de ce qui était prévu lui fut versée).

Après la mort de Zapata, l’Armée de libération du Sud se fractionna progressivement, disparaissant définitivement après que la rébellion d’Obregon eut déposé Carranza. L’influence de Zapata, néanmoins, reste vivace comme en témoignent les mouvements révolutionnaires au sud du Mexique.

Ernesto Zedillo

(Né le 27 décembre 1951 à Mexico) est un homme politique mexicain. Membre du PRI (Partido de la Revolución Institucional), il fut président du Mexique entre 1994 et 2000.
Son père était électricien et Ernesto était le deuxième enfant d’une famille de six enfants. Ernesto était encore un jeune enfant, lorsque les Zedillos partirent s’installer à Mexicali, ville frontalière avec les États-Unis. Ernesto y réalisa le début de sa scolarité. Il retourna plus tard à Mexico pour poursuivre ses études et réaliser une licence en économie à l’Institut national de polytechnique (Instituto Politécnico Nacional).

Avant son élection, il occupa le poste de ministre de la planification et du budget, puis de ministre de l’enseignement public dans le gouvernement de Carlos Salinas. On le désigna comme chef de campagne de Luis Donaldo Colosio, le candidat officiel du PRI. Après l’assassinat de Colosio, Zedillo s’est retrouvé comme l’un des rares hommes politiques qui puisse légalement se présenter comme candidat. En effet, la loi mexicaine exige que les candidats à la présidence n’occupent pas de postes importants dans les derniers mois précédent l’élection.

Sa devise Bienestar para tu familia (Bien-être pour ta famille) a suscité certaines moqueries de ces opposants en raison de l’erreur de décembre. Il s’agit d’une erreur d’appréciation dans la politique monétaire qui a entrainé la plus grave crise économique que le Mexique a connu au cours de la décennie précédente. Sur le plan politique, la gauche réussit pour la première fois à faire élire des gouverneurs dans les élections régionales.

En 2000, il devint le premier dirigeant du PRI a avoir reconnu la défaite de son parti depuis 1929. Après s’être retiré de la vie politique, il prit par au conseil administratif de quelques entreprises américaines comme par exemple Procter & Gamble, Alcoa ou encore Union Pacific. Par ailleurs, il devint aussi directeur pour le Centre d’étude sur la mondialisation de l’Université de Yale. Zedillo participa aussi à quelques programmes liés au financement des pays en voie de développement pour l’Organisation des Nations Unies.

Frida Kahlo

Frida Kahlo est probablement le peintre mexicain le plus connu dans le pays et à l’étranger.

Son nom complet était Magdalena Carmen Frida Kahlo Calderón. Elle est née le 6 juillet 1907 (bien qu’elle disait qu’elle était de 1910) à Coyoacán, l’un des quartiers les plus beaux du Mexique, où elle a vécu avec ses parents et ses trois autres sœurs : Matilde, Adriana et Cristina.

Elle fut l’héritière de deux cultures riches, puisque sa mère faisait partie de la tradition familiale oaxaqueña et son père était photographe, d’ascendance judeo-hongroise, né en Allemagne.

Son expression comme artiste est marquée par les maladies dont elle a souffert depuis petite : à l‘age de six ans, elle est atteinte de poliomyélite, lui provoquant une maigreur de sa jambe droite qu’elle essaya de dissimuler lors de son adolescence en utilisant de larges pantalons puis par la suite de longues robes mexicaines.

A l’âge de 17 ans, elle a un accident quand elle heurta l’autobus dans lequel elle voyageait, événement qui lui aussi lui changera la vie de manière définitive.

Pendant sa rééducation, elle passa alitée des mois complets, presque sans pouvoir se déplacer, une situation dans laquelle elle se retrouvera tout au long de sa vie mais qui lui permis de se trouver une passion : la peinture. A son chevet, un chevalet et un miroir l’accompagnaient pour à chaque fois peindre sa propre image.

Une grande solitude l’accompagnait chaque jour, elle disait : « Je me peins moi même parce que j’ai beaucoup de temps seule et parce que je suis le motif que je connais le mieux ».

En 1928, elle se donne du courage à montrer son œuvre à Diego Rivera, l’un des peintres les plus importants du Mexique, récemment arrivé de l’Union Soviétique et qui travaillait sur les fresques du Secrétariat de l’Éducation Publique. Diego Rivera lui donne comme conseil de continuer de peindre et un an après s’être rencontrés, ils se marient.

Elle passe sa vie entre différentes régions du Mexique et aux États-Unis, où tous les deux produisent des œuvres mais n’arrivent pas à concevoir un enfant, étant donné les lésions qui sont logées dans le corps de Frida.

Pour cette raison, il est possible de comprendre l’intérêt qu’elle portait à l’étude de l’anatomie et de la médecine, sciences auxquelles elle voulait se consacrer lorsque elle était enfant, et qui en tant que peintre, elle immortalisa dans ses œuvres. Les thèmes étaient variés : du processus biologique à la reproduction cellulaire jusqu’aux différentes étapes de la formation de l’enfant dans le ventre de sa mère.

L’œuvre de Frida Kahlo :

Diego Crique a été la principale influence dans l’œuvre de Frida, principalement dans les thèmes nationalistes : scènes où se réunissent le folklore et les traditions populaires mexicaines, ainsi que des éléments fantastiques dans lesquels par exemple on voit le visage de l’artiste avec un corps de gibier où également peuvent être vus à deux Fridas identiques, comme si c’était une seule personne.

De telles caractéristiques lui ont donné la catégorie de peintre « surréaliste », que l’artiste a rejeté, puisqu’en réalité ce qu’elle montrait étaient les sentiments, les plus profonds qu’elle trouvait dans son histoire propre.

Les images typiques des autoportraits de la Belle sont les ailes d’hirondelles formées avec l’arc de ses sourcils, elle se représente dans ses tableaux avec des animaux : perroquets, chiens, singes, chats voire même de Diego, son conjoint.

Un autre sujet constant est l’image d’enfants, celui de ses parents ou celui des docteurs qui s’occupe d’elle au Mexique ou à l’étranger. Il est aussi commun de trouver dans ses dernières œuvres, des « natures mortes », principalement de fruits, dans lesquelles la pastèque apparaît invariablement avec ses trois couleurs : vert, blanc et rouge (les couleurs du drapeau mexicain).

Une année avant son décès, elle expose pour la première fois à la Galerie d’Art Contemporain de la ville de Mexico. En 1954, elle assiste à une manifestation de protestation de l’invasion des États-Unis au Guatemala, fait qui affecte définitivement sa santé et qui lui donne la mort 11 jours après. A 47 ans elle décède laissant une polémique derrière elle : son cercueil fut couvert par le drapeau du Parti Communiste mexicain.

Sa maison de Coyoacán est connue aujourd’hui comme le Musée de Frida Kahlo ou « la Maison Bleue ».

Maximilien Ier

(6 juillet 1832 – Querétaro, Mexique, 19 juin 1867) était un membre (archiduc) de la famille impériale d’Autriche (maison de Lorraine). Avec l’appui de Napoléon III et des conservateurs mexicains, il se proclama empereur du Mexique, le 10 avril 1864. De nombreux Mexicains et gouvernements étrangers ne reconnurent pas son gouvernement. Les républicains mexicains l’arrêtèrent et l’exécutèrent.

Il naquit dans le palais de Schönbrunn, près de Vienne en Autriche. Il se maria le 27 juillet 1857 à Bruxelles avec la princesse Charlotte de Belgique, la fille du roi Léopold Ier des Belges.

Il était le frère de l’empereur François-Joseph Ier d’Autriche.

Empereur du Mexique

Maximilien arriva au Mexique le 28 mai 1864 par le port de Veracruz. Les libéraux et républicains menés par Benito Juárez s’opposèrent à Maximilien.

Maximilien et Charlotte s’installèrent dans le palais de Chapultepec sur une colline dans la banlieue de Mexico. Ce palais était autrefois utilisé par les Aztèques avant d’être transformé en académie militaire. Maximilien demanda que l’on trace une avenue de la ville de Chapultepec jusqu’au centre de la capitale.

Mort

Maximilien est exécuté sous ordre de Juárez, pour l’exemple, le 15 mai 1867. Marchant vers l’exécution, il tend à l’abbé sa montre qui renferme le portrait de Carla, sa femme, et dit : « Envoyez ce souvenir en Europe à ma bien chère femme, si elle vit, dites-lui que mes yeux se fermeront avec son image que j’emporte là-haut ». Puis il s’exclame : « Je pardonne à tous, que tous me pardonnent. Que mon sang prêt à couler soit répandu pour le bien du pays. Vive le Mexique ! Vive l’indépendance ! »

Pancho Villa

Pseudonyme de Doroteo Arango Arámbula, mieux connu comme Francisco (Pancho) Villa (5 juin 1878 à Río Grande, Durango – 20 juillet 1923 à Parral, Chihuahua) rebelle mexicain.

Orphelin depuis l’adolescence, fut bûcheron, agriculteur et commerçant.

En 1910 s’associe à Francisco Madero, qui le nomme brigadier. Combattit sous les ordres de Victoriano Huerta, qui l’accusa d’insubordination et le condamna à mort.

Assigné à résidence à El Paso jusqu’au décès de Madero en 1913. Faisant face à Huerta, il obtint des victoires miltaires importantes dans le nord du pays avec la prise des villes de Torreón, Ciudad Juárez, Chihuahua et Zacatecas qui provoquèrent la défaite de Huerta.

Le 9 mars 1916 il mena 1 500 bandits mexicains dans une attaque contre Columbus, Nouveau-Mexique où ils brulèrent la ville et tuèrent 17 de ses résidents. Les États-Unis d’Amérique les pourchassèrent avec 12 000 militaires et des avions mais sans succès car il repassa la frontière.

Il se proclama gouverneur de Chihuahua, où il réalisa une réforme agraire.

Déçu de la politique agricole modérée de Venustiano Carranza, il s’est allié avec Emiliano Zapata dans un contrat de 1915 (Pacte de Xochimilco), a guerroyé jusqu’en 1920, quand, défait par Álvaro Obregón, il s’est retiré à Chihuahua jusqu’à son assassinat.

Porfirio Diáz

(15 septembre 1830 – 2 juillet 1915) était un dictateur qui dirigea le Mexique de 1876 à 1911, à l’exception d’une période de quatre ans.
De sang zapotèque, il est né dans la ville d’Oaxaca.

Le général Diáz était l’allié de Benito Juárez lors de l’intervention française. Il mena notamment le siège de Puebla en 1862.

Porfirio Díaz au pouvoir depuis une trentaine d’années voulait à nouveau se représenter aux élections présidentielles de 1910 mais Francisco Madero, annonça aussi sa candidature. Díaz fit emprisoner Madero puis le relâcha. Les autorités déclarèrent que Díaz avait gagné les élections haut la main et que Madero n’avait recueilli que quelques centaines de voix à travers tout le pays. De nombreuses personnes estimèrent qu’il y a avait eu une fraude flagrante dans les élections et se rebellèrent. Ainsi, débuta la guerre civile mexicaine, aussi appelée révolution mexicaine.

Lors de la révolution mexicaine, il dut affronter plusieurs rebellions, dont celles de Pancho Villa dans le nord et d’Emiliano Zapata dans le sud.
Il mourut en exil à Paris, où il fut enterré au cimetière de Montparnasse.

Sous-Commandant Marcos

(En espagnol : Sub-comandante insurgente Marcos) est le principal dirigeant et le porte-parole d’un groupe révolutionnaire indigène mexicain appelé l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN).

Il s’agirait du pseudonyme utilisé par un ancien professeur d’arts graphiques de l’Université autonome métropolitaine de Mexico (en espagnol : Universidad Autónoma Metropolitana ou UAM), qui a pris le maquis en 1984 et trouve son inspiration dans la révolution cubaine.

Bien que sa propre famille ait confirmé sa véritable identité, Rafael Sebastián Guillén Vicente, né en 1957 dans la ville de Tampico (au nord du Mexique), ne se présente jamais en public sans son célèbre passe-montagne (et accessoirement sa pipe). Le Sous-commandant a modifié son discours au fil des années : il est passé du marxisme-léninisme à l’altermondialisme, sans pour autant déposer les armes. Il doit son succès international, en particulier auprès de la gauche intellectuelle européenne, à son talent littéraire et à ses textes ironiques. Sur le plan interne, les avis sont partagés, en particulier au sein de la population indigène, dont il se proclame le défenseur.

Andrés Manuel López Obrador

« Le défi a toujours été de concilier la raison et la passion ». Andrés Manuel López Obrador, dit AMLO, remporte les élections présidentielles avec 53,2% des voix, le 1er décembre 2018. A 65 ans, ce populiste est le premier président de gauche de l’histoire récente des Etats-Unis mexicains.

 

Il étudie les sciences politiques à Mexico et intègre ensuite le Parti Révolutionnaire institutionnel (PRI) en tant que responsable régional, qui sera au pouvoir pendant plus de 70 ans. Il démissionne en 1988 du PRI et s’oppose à ce parti en participant à la création du Parti de la révolution démocratique (PRD) qu’il présidera de 1996 à 2000. En 2000, il est élu chef de gouvernement du District fédéral pour une durée de 6 ans. Il veut réduire les inégalités et lutter contre la corruption. Ses politiques sociales sont qualifiées par ses opposants de “populistes”.

 

Il se présente aux élections présidentielles de 2006 mais échoue avec une différence de voix minime, face à Felipe Calderón. Il conteste les résultats; il demande un recomptage et organise des protestations. Il perd en popularité et échoue de nouveau aux présidentielles de 2012, face à Enrique Peña Nieto. Il créé par la suite le Mouvement de régénérescence nationale (Morena).

 

En 2017, il candidate pour la 3ème fois aux élections présidentielles avec son “projet alternatif de nation 2018-2024”. Il allie son partie Morena avec le Parti du travail (PT) et le Parti combat social (PES). Il séduit des entrepreneurs, des gens du centre voire de droite et remporte finalement le titre de Président de la République  avec 30 millions de voix, le plus grand nombre de voix pour un candidat lors d’une élection présidentielle au Mexique. Son combat principal est la lutte contre la corruption. Il renonce à occuper la résidence présidentielle, ne souhaite pas utiliser l’avion présidentiel et réduit son salaire de moitié.

 

Il qualifie sa présidence de “Quatrième transformation” en faisant référence avec les 3 mouvements principaux qu’à connu le Mexique. Le premier était celui du soulèvement contre les Espagnols menés par Miguel Hidalgo en 1810. Le deuxième concerne la lutte de Benito Juárez qui lutta contre les troupes de Napoléon III de 1861 à 1867. Le troisième est la révolution mexicaine de 1910 guidée par Villa et Zapata et initiée par Francisco Madero.