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LES MURALISTES MEXICAINS

Le "Mouvement Muraliste" naît en 1922 sous la houlette du "Syndicat des Peintres, Sculpteurs et Graveurs Révolutionnaires" de Mexico. A travers des fresques aux thèmes dramatiques puisés dans la vulgate révolutionnaire, les peintres

Des murals et des biographies sur internet...

Los Murales Mexicanos

http://www.spin.com.mx/ilustrado/murales/

Pintores Mexicanos

http://de10.com.mx/6244.html

Art of Mexican Revolution

http://www.wfu.edu/academics/history/StudentWork/fysprojects/kmason/index.htm

La peinture murale

http://www.vivamexico.info/Index1/PeinturesMurales.html

Un site italien

http://www.mexicoart.it/Ita/arteMural.htm

Mural Art Images

http://www.peterlanger.com/arthistory.htm

Un site perso très documenté

http://perso.wanadoo.fr/vivamexico/Index1/PeinturesMurales.html


Où voir des peintures murales à Mexico ?

Antiguo Colegio de San Ildefonso

Ce bâtiment du XVIe siècle, ancien séminaire jésuite, appartient à l’université nationale et sert de musée. Son joyau est une collection de murals des débuts du muralisme mexicain avec des chefs d’ouvre de Rivera, Siqueiros et Orozco. San Ildefonso est considéré comme le foyer du mouvement muraliste.
[Ouvert 10h-18h, Mardi-Dimanche]

Palacio Nacional

Le bâtiment, qui abrite aujourd’hui les bureaux de la Présidence, se dresse à l’emplacement du palais de Moctezuma qui devint la résidence de Cortés après la conquête de Tenochtitlan. L’élément le plus intéressant est le grand mural qui surplombe l’escalier central, peint au lendemain de la révolution, entre 1929 et 1935, par Diego Rivera.
[Ouvert tlj 9h-17h]

Secretaría de Educatiòn Pública

Cet ancien couvent du XVIIe est renommé pour sa vaste collection de murals de Rivera peints entre 1923 et 1928 et pour le mural " Patriotes et Parricides " de Siqueiros (1945).
[Ouvert 9h-20h, Lundi-Vendredi]

Palacio de Bellas Artes

Le plus bel édifice du centre historique conçu en 1905 abrite de nombreux murals, dont les fameux " Nouvelle Démocratie " de Siqueiros et " Catharsis " d’Orozco.
[Ouvert 10h-20h, Mardi-Dimanche]

Museo Nacional de Arte et Museo de Arte Moderno

Ces deux musées abritent des ouvres de Rivera, Siqueiros et Orozco.
[Ouvert 10h-17h30, Mardi-Dimanche].

Museo Mural Diego Rivera

La galerie à deux étages est bâtie autour du chef d’ouvre " Rêve, dimanche après-midi sur Alameda Central ".
[Ouvert 10h-18h, Mardi-Dimanche]



Diego Rivera (1886-1957)

Etudiant à l’École des Beaux-arts de Mexico, il part en 1904 pour l’Europe où il côtoie Modigliani, Picasso, ... Il voyage : Espagne, Belgique et Italie, où il découvre Giotto, le précurseur de la Renaissance italienne : ses fresques et ses peintures murales le marquent profondément.

Il s’intéresse de près à la Révolution qui déchire son pays, s’engage pour les révolutionnaire et va servir leur cause dans des fresques, au style déjà inimitable, telle que " La Révolution Agraire ", où il nous montre un Zapata conquérant, tout en grandeur, et déjà idéalisé.
De retour au Mexique en 1921, il participe à la fondation le PC mexicain dont il sera exclu en 1926.

Les milieux intellectuels sont alors en pleine ébullition et les historiens de l’art décrivent cette époque comme celle de la "Renaissance mexicaine". Diego Rivera en est l’initiateur. Trouvant l’inspiration dans sa vie quotidienne, l’histoire de son pays, ses coutumes comme ce goût prononcé pour le morbide et la mort., il reprend la technique, chère aux précolombiens, de la fresque à la détrempe. En 1922, il réalise la fresque de l’amphithéâtre " Bolivar " de l’Ecole Nationale Préparatoire, celle de l’Ecole d’Agriculture de Chapingo, puis des ministères : Santé, Education et finalement le Palais Présidentiel ( "Histoire du Mexique : de la Conquête à 1930", 1929-35 et 1945).

Enthousiasmé par l’expérience soviétique, il se rend en Union Soviétique en 1927-28 (il y retournera en 1950). En 1929, il rencontre Frida Khalo, la femme de sa vie. Diego Rivera, qui a vingt ans de plus qu’elle, est déjà un artiste reconnu ; il travaille pour le gouvernement qui a besoin d’artistes pour l’aider à propager les idées révolutionnaires au sein d’une population largement illettrée qui comprend mieux les images que les discours.

Diego et Frida font les quatre cents coups avec Orozco, Siqueiros, Murillo et O’Gorman. En 1931, sa réputation est telle aux Etats-Unis qu’il devient le deuxième artiste - après Matisse - à faire l’objet d’une rétrospective au Museum of Modern Art de New York. Comme Orozco et Siqueiros avant lui, il se rend aux Etats-Unis où il réalise " L’homme et la Machine " à Détroit, puis " L’homme au Croisement " à New-York pour le compte du célèbre milliardaire Rockfeller (1932-33). Cette fresque soulève tellement de critiques, notamment parce qu’on y voit Lénine et Marx, qu’elle sera retirée sur l’ordre de son commanditaire.

En 1936, il rejoint la section mexicaine de la IV° ; Internationale et contribue à obtenir pour Trotsky le droit d’asile au Mexique avant que celui-ci n’y soit assassiné en 1940.

1940 est l’année de la grande exposition " XX siècles d’Art Mexicain " organisée au Musée d’Art Moderne. Cette inauguration fastueuse est assurée par les grandes célébrités de l’époque et rapidement l’exposition rencontre un large succès national et international. L’art mexicain et ses remarquables talents trouvent enfin la reconnaissance qu’ils méritaient auprès spécialistes et des amateurs éclairés. Mais ils intéressent aussi le marché de l’art et bien sûr celui de New-york, là où se trouvent les plus grandes galeries et les plus gros mécènes. Cependant, Rivera ne se détourne pas de son pays et de Mexico en peignant notamment " Un Dimanche après-midi au Parc Alameda " en 1947. Il continue aussi sa série d’autoportraits où il se montre toujours souriant voire enjoué mais ces peintures, au fil du temps, ne cachent plus sa lente décrépitude...


En 1950, il retourne en URSS pour y organiser une exposition triomphale à la gloire du communisme. Mais se rend-il compte qu’il est manipulé alors qu’il sert la propagande officielle ? En 1954, sa demande de réintégration au Parti est acceptée. Ses dernières réalisations d’envergure sont inaugurées à la Cité Universitaire de Mexico en 1953 et dans le bâtiment de la Sécurité sociale (" Histoire de la médecine : La Cardiologie ", 1955).

Frida, sa compagne de toujours, décède en 1954. Diego fondera quelques années plus tard le musée Frida Kahlo dans la fameuse " Maison bleue " où ils avaient vécu ensemble.

Il se remarie en 1956 avec Emma Hurtado, qui s’occupait alors de ses intérêts et des ses tableaux. Il meurt en 1957 d’une attaque cardiaque et le deuil national est proclamé. Contre ses dernières volontés, son corps sera déposé près de ceux des autres héros du Mexique, au Panthéon de Dolores, dans la " Rotonde des Hommes Illustres ".

 
Des sites internet sur Rivera ...
http://www.diegorivera.com
http://www.arts-history.mx/museomural.html
http://www.fbuch.com/diego.htm
http://www.honmex.com/eros/rivera/diego.html
 
Où voir des murals de Rivera au Mexique ?

Mexico, Palacio Nacional

La série de murals " L’histoire du Mexique " (1929-1935), " La civilisation zapotèque " (1942)

Mexico, Theatro de los Insurgentes

Sa façade courbe est décorée d’un mural allégorique de 1953 sur le thème du théâtre au Mexique ; deux mains immenses portant un masque sont entourées de grands révolutionnaires et de héros de l’indépendance.

Mexico, Museo Mural Diego Rivera

" Rêve, Dimanche après-midi dans le parc de l’Alameida Central " (1947-1948)

Mexico, Antiguo Colegio de San Ildefonso

L’Anfiteatro Simon Bolivar abrite une ouvre de jeunesse " La Création " (1922).

Mexico, Secretaría de Educatiòn Pública

Le rez-de-chaussée de la première cour est un hymne au travail, l’escalier est décoré de paysages de différentes régions du Mexique ; au premier, des peintures grises dépeignent des travaux scientifiques, artistiques et intellectuels ; au troisième, le panneau " Le peintre, le sculpteur et l’architecte " comporte un célèbre autoportrait ; le dernier étage, abrite les portraits de héros du peuple, comme Zapata. Dans le second patio du rez-de-chaussée, une série de panneaux décrit les fêtes populaires, dont le remarquable " Jour des Morts " ; le troisième niveau puise ses thèmes dans les chants révolutionnaires.

Mexico, Palacio de Bellas Artes

Avec " L’Homme, Régisseur de l’Univers ", Rivera prend sa revanche sur Rockefeller qui avait ordonné, pour raison idéologique, la destruction d’un mural similaire au Rockefeller Center de New-York. Il le peint dans un night-club parmi de riches débauchés, survolés par des microbes de maladies vénériennes.

Mexico, Museo Mural Diego Rivera

Une galerie à deux étages bâtie autour du chef d’ouvre " Rêve, dimanche après-midi sur Alameda Central " (1947) qui se compose de trois parties : sur la gauche, de la Conquête au XIXe siècle ; au centre, des personnalités du Porfiriato et sur la droite, la période révolutionnaire et postrévolutionnaire.

Mexico

Amphithéâtre Bolívar à l’École nationale préparatoire (1922-1923), ministère de l’Éducation (1923-1928), ministère de la Santé publique (1929-1930), Cité universitaire (1953), pavillon de la Sécurité sociale (1955)

Cuernavaca (sud de Mexico), Palacio de Cortés

Mural de 1930 illustrant l’histoire du Mexique de la Conquête à la Révolution.

 


David Alfaro Siqueiros (1896-1974)

Etudiant à l’École des Beaux-arts de Mexico, il s’engage aux côtés des révolutionnaires en 1914 et se retrouve à 20 ans, sous-lieutenant de l’Armée Constitutionnaliste. Cette expérience guerrière le marquera profondément et influencera son ouvre. En 1919, il part à Paris où il se lie d’amitié avec Diego Rivera qui s’y trouve déjà depuis quelques années. En 1922, à Barcelone, il publie un "Manifeste pour un Art Révolutionnaire Mexicain".
De retour au Mexique fin 1922, il reprend la technique, chère aux précolombiens, de la détrempe et de la cire. Ses premières fresques, à l’École Nationale Préparatoire, sont très militantes (" L’enterrement d’un ouvrier ", 1924). En 1924, il lance avec Javier Guerrero et Diego Rivera une revue mi-politique mi-artistique, " El machete ", où il peut enfin propager ses idées révolutionnaires, but essentiel de sa vie agitée. Il se rend à Moscou, en 1927, puis à Uruguay et en Argentine, avant de retourner au Mexique.

En collaboration avec Diego Rivera, il réalise certaines fresques du Palais National de Mexico (" Histoire du Mexique : de la Conquête à 1930 ", 1929-35 et jusqu’en 1945).
Jugé politiquement incontrôlable et dangereux par le gouvernement, il est contraint de prendre le chemin de l’exil : il s’installe aux Etats-Unis, où il peint l’ " Amérique Tropicale " au Plaza Art Center, Los Angeles (1932-34). Le Musée d’Art Moderne de New-York lui commande de nombreuses toiles dont " Victime Prolétarienne " (1933) et l’ " Echo d’un Cri " (1937), peinture brutale qui choquera à l’époque mais qui est reconnue aujourd’hui comme une ouvre majeure. En 1936, il se rallie aux Républicains espagnols en lutte contre le franquisme.

De retour au Mexique en 1939, il peint le " Portrait de la bourgeoisie " pour la Maison des syndicats de Mexico, dans un style vengeur et brutal qui heurtera certains de ses commanditaires. Il conservera ce style dans la " Nouvelle démocratie " (Palais des Beaux-arts de Mexico, 1945), " Du porfirisme à la Révolution " (Musée National du Parc de Chapultepec, 1959-66).

 

Accusé d’avoir organisé les manifestations étudiantes de 1960, il est condamné en 1962 à huit ans de prison. C’est un tollé dans le pays où il est considéré par beaucoup comme un héros national. Libéré deux ans plus tard, il réalise des peintures évoquant cette sinistre expérience (" Femme dans la Prison ", 1967).

En 1972, et sur son initiative, est inauguré à Mexico le gigantesque " Polyforum Culturel ", complexe dédié à l’expression culturelle nationale sous toutes ces formes : Musique, Théâtres, Salles d’exposition... Il réalise là son plus grand projet, qui peut être considéré comme " le dernier avatar du muralisme mexicain ".

 
Des sites internet sur Siqueiros ...
Sala de Arte Publico : http://www.siqueiros.inba.gob.mx
Polyforum : http://www.poliforumsiqueiros.com
 
Où voir des murals de Siqueiros au Mexique ?

Mexico, Secretaría de Educatiòn Pública

Le mural " Patriotes et Parricides " (1945) contraste fortement avec les murals de Rivera ; il se trouve dans l’escalier près de l’entrée Republica de Brasil.

Mexico, Université de Mexico

Un bas-relief en mosaïque représente " Le Peuple pour l’Université, l’Université pour le Peuple " (1952-56).

Mexico, Antiguo Colegio de San Ildefonso

Quatre murals dans la cage d’escalier du Colegio Chico (1922-24), dont le fameux " Enterrement de l’ouvrier sacrifié ".

Mexico, Palacio de Bellas Artes

Le troisième niveau abrite le chef d’ouvre " Nouvelle Démocratie ".

Mexico, Sala de Arte Siqueiros

Maison-atelier que l’artiste légua de son vivant à la nation et qui présente sa vie et son ouvre.

Mexico, Castillo de Chapultepec

Après avoir servi de palais pour l’empereur Maximilien, puis de résidence officielle aux Présidents de la République, il abrite aujourd’hui le musée national d’Histoire. Les murs du musée portent de grands murals illustrant des épisodes historiques dont le plus frappant est le mural de Siqueiros " Du Porfiriato à la révolution ".

Mexico, le Polyforum

Le dernier étage de cet immeuble moderne très audacieux est coiffé d’un dôme octogonal, orné d’un des plus grands murals du monde " La marche de l’Humanité ".

Mexico, Universidad Nacional Autonoma de Mexico (UNAM)

la tour du Rectorat porte des murals grandioses de Siqueiros : le thème du mural de la face sud est la lutte incessante des Mexicains pour se forger une identité ; celui côté nord est une mosaïque de verre illustrant les missions de l’université.

San Miguel de Allende, Escuela de Bellas Artes

Dans un ancien couvent, l’école d’art montre un mural inachevé de Siqueiros des années 40.

 
José Clemente Orozco (1883-1949)

Etudiant à l’École des Beaux-arts de Mexico, il se rallie au mouvement révolutionnaire dès 1910 et montre avec un style brutal toute la misère et l’absurdité de la condition humaine (" La Maison des Larmes ",1919), dénonçant les ravages de la guerre au Mexique et en Europe (" Criminels de Guerre "). En 1920, le gouvernement fédéral lui commande les peintures murales de l’Ecole Nationale Préparatoire. Il réalise alors des fresques fortes et inquiétantes, destinées à frapper les esprits et encourager la rénovation sociale du pays. Ses murals expressionnistes s’opposent à la transformation de l’histoire mexicaine en mythes.

Sa renommée dépasse les frontières du Mexique : il expose à Paris en 1925, puis se rend aux Etats-Unis de 1927 à 1934 pour réaliser les fresques murales du Pomona College, Californie (" Le Prometheus "), de la New School for Social Reseach à New-York, du Dartmouth College d’Hanover, New Hampshire (" The Epic of American Civilization ").

De retour au Mexique en 1934, il réalise de nombreuses fresques à Guadalajara de 1936 à 1939, puis à Mexico au Castillo de Chapultepec et au Palacio de Bellas Artes où l’on peut voir le fameux et terrible " Catharsis ".

Il réalisera par la suite des dessins et des lithographies qui n’auront plus rien de figuratifs, laissant libre cours à sa puissante énergie intérieure. Il meurt à Mexico en 1949.

 
Des sites internet sur Orozco ...
Biographie et galerie de tableaux : http://www.epdlp.com/orozco.html
New School for Social Research : http://www.lavitrina.com/html/unknown/murals.html
Dartmouth College : http://www.dartmouth.edu/ spanmod/mural/
 
Où voir des murals de Orozco au Mexique ?

Mexico, Casa de los Azulejos

Le premier palier de l’escalier principal est orné d’un mural peint en 1925 " Omniscience ".

Mexico, Antiguo Colegio de San Ildefonso

Une série de murals sur le mur nord du Patio Grande traite des thèmes universels de la maternité, la liberté, la justice et le droit (" Trinité révolutionnaire ", " La grève ", " La tranchée "), une autre série de murals est consacrée à la réforme agraire (" La Famille ", 1926) alors que dans l’escalier, les murals traitent le thème du métissage à l’origine de la nation mexicaine, en particulier une étude de nu de Cortès et de sa maîtresse indienne La Malinche.

Mexico, Palacio de Bellas Artes

Au troisième niveau, Orozco a peint " Catharsis " décrivant la guerre et le déclin de la bourgeoisie.

Mexico

Cour suprême de justice (1941) et École nationale d’instituteurs (1948).

Guadalajara, Palacio de Gobierno

Les murals qui ornent l’escalier principal, la coupole de l’ancienne chapelle et les salles d’assemblées de l’étage célèbrent le héros de l’Indépendance Miguel Hidalgo, qui en 1810 a proclamé ici l’abolition de l’esclavage au Mexique.

 
Juan O’Gorman (1905-1982)
Né à Mexico d’un père irlandais et d’une mère mexicaine, O’Gorman est avant tout un architecte. Il se fit, dans les années 1930, l’un des champions du style international au Mexique. C’est ainsi qu’il construit pour Diego Rivera en 1931 un atelier (qui est maintenant le Musée Estudio Diego Rivera). Par la suite, il abandonne cet héritage au profit d’une architecture plus imaginative et plus proche de la vie, comme en témoignent sa maison aux murs polychromes (1956, San Ángel) et surtout la bibliothèque de la Cité universitaire de Mexico (1952), aux façades aveugles décorées de pierres naturelles.

Dans les années 40, il se tourne vers la peinture de fresques murales. Son ouvre la plus connue " La ville de Mexico " (1949) est exposée au Musée d’Art Moderne de Mexico. Il réalisera également la mosaïque de la Librairie de l’Université de Mexico. Dans l’incapacité de travailler à cause de son cour malade, il se suicide en 1982.

 
Où voir des murals de O’Gorman au Mexique ?

Mexico, Universidad Nacional Autonoma de Mexico (UNAM)

La tour de la Biblioteca Central est couverte de mosaïques de O’Gorman, chaque mur illustrant une période de l’histoire mexicaine et ses réalisations scientifiques.

Mexico, Museo de Arte Moderno

Son ouvre la plus connue " La ville de Mexico " (1949) y est exposée.



Rufino Tamayo (1889-1991)

D’origine zapotèque, il étudie la peinture à l’École Nationale des Arts Plastique "San Carlos" de Mexico. Contrairement aux autres muralistes de son époque, lui ne s’intéresse pas à la politique ; il est trop indépendant pour s’engager à leurs côtés. Même si ses toiles ont souvent été raillées par ses contemporains, en particulier par les muralistes, on ne peut que constater la puissance de son ouvre, qui dénote dans le paysage artistique mexicain.

Il chercha à combiner l’ouverture aux courants esthétiques européens (à travers notamment les ouvres de Picasso et de Miro) et le retour aux traditions précolombiennes. Dès les années 40, sa renommée est internationale et il expose régulièrement à New-York, Paris, Buenos Aires, Houston et Tokyo. Il réalise des fresques à Mexico, au Palais National (1952), aux États-Unis, à Houston (Bank of the South West, 1955), à la Bibliothèque de Porto Rico (1957), et surtout les fresques du Palais de l’UNESCO à Paris en 1958.

 
Où voir des murals de Tamayo au Mexique ?

Mexico, Palacio de Bellas Artes

Deux murals peints en 1952-1953, " Naissance de notre nationalité " et " Le Mexique aujourd’hui ".

Mexico, Museo Rufino Tamayo

Le musée futuriste en verre et béton au milieu des arbres du parc de Chapultepec abrite huit cent peintures, ainsi que des dessins, des sculptures et des ouvres d’art graphique d’artistes contemporains.