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BASSE ET HAUTE CALIFORNIE

PRÉSENTATION DE LA RÉGION :

Un monde à part : c’est peut-être la seule façon de définir la Basse Californie au Mexique. Ce long doigt se décline sur 1 700 km entre le Pacifique et la mer de Cortés, et l’on pourrait facilement passer d’une côte à l’autre puisque seulement environ 80 km les séparent. Mais voilà, il faut zigzaguer entre les massifs montagneux, traverser des déserts où on peut ne rencontrer personne pendant des dizaines de kilomètres. Tout ce paysage de désolation fascine.

Comme si soudainement, on ressentait l’envie de se recueillir avant de rejoindre les stations balnéaires du sud de la péninsule. Qui refuserait une plongée sous-marine parmi les plus beaux fonds marins ou bien d’observer le ballet amoureux des baleines grises ?

Le climat y est très variable, entre les hauteurs enneigées du parc San Pedro Mártir et la chaleur étouffante des côtes de la mer de Cortés. La Basse Californie offre essentiellement des paysages de déserts ; malgré tout, la diversité est là encore au rendez-vous. Le désert n’est, en effet, jamais le même, la végétation change, et les espèces de cactus semblent innombrables. Si la côte de la mer de Cortés offre des plages aux eaux transparentes, l’océan est beaucoup plus remuant.

Au Nord, on trouve le parc de la Sierra San Pedro Mártir qui culmine à plus de 3000 mètres d’altitude, où sévissent souvent le froid et la neige ; des villes frontières comme Tijuana qui hésitent entre les amusements pour américains en mal de sensations exotiques et les industries à la main d’œuvre corvéable et bon marché.

A l’extrême Sud, l’industrie touristique bat son plein. La mer aux eaux opalescentes, les plages de sable fin et les eaux poissonneuses promesses de pêches miraculeuses, attirent le touriste américain. Pourtant, c’est dans les zones désertiques et montagneuses du centre de la péninsule que le visiteur pourra trouver toute l’essence et la beauté de la Basse Californie. Parmi les forêts de cactus et les chaînes de montagnes minérales, le sentiment de solitude atteint une intensité que seule la nature vierge et sauvage est capable de nous procurer.

LES PAYSAGES

De Tijuana à Cabo San Lucas, 1 630 km d’un ruban d’asphalte s’étire, zigzaguant entre les deux côtes, traversant des territoires sauvages et désertiques. Au nord, la sierra de San Pedro Mártir dresse à 3 400 m ses pics de granit bleu et blanc, ourlés de prairies et de forêts de chênes, de pins et de cèdres. Puis, vient le désert de Vizcaino, l’un des moins arrosés de la planète. Les cactus candélabres élèvent leurs silhouettes épineuses dans cette immensité aride, survolée par les vautours. De temps à autre, la route croise d’anciennes missions jésuites, entourées d’une forêt de cactus, synonyme d’oasis. Un paysage tourmenté qui comblera les amoureux des grands espaces. Pourtant, si tragique soit-il, il sait se faire plus doux à l’approche des côtes quand le désert se lie avec les plages de sable blanc et vient mourir dans les eaux transparentes de la mer de Cortés. Là, San Lucas ou San José del Cabo s’avèrent être le paradis de la pêche au gros et de la plongée sous-marine.

LES VILLES

Tijuana

Cette ville ne représente malheureusement aucun intérêt pour les touristes. Ville en pleine essor économique qui accueille des centaines de milliers de Mexicains espérant franchir la frontière, elle s’est développée de manière anarchique. A la nuit tombée, c’est une véritable cours des miracles où l’insécurité est palpable.

Guerrero Negro

C’est un village de sable, de poussière et de sel qui vit de ses salines parmi les plus productives du monde. Elle semble endormie les 3/4 de l’année, mais se réveille soudainement entre novembre et mars avec l’afflux des touristes venus voir les baleines grises.

San Ignacio

Se situe au cour d’une délicieuse oasis, calme et sereine, se niche cette charmante bourgade coloniale. Fondée à la fin du XVIIIéme siècle par des moines jésuites, elle possède encore une très belle église. Mais son intérêt réside surtout dans le fait qu’elle est le point de départ des randonnées pour découvrir les peintures rupestres cachées dans les grottes de la sierra.

 

 

 

La Paz

Capitale de la Basse Californie, est LA grande ville du coin. Ville blanche et mexicaine dans l’âme (bien plus que Los Cabos), elle offre des plaisirs simples comme se balader sur le malecon (le front de mer) au coucher du soleil, découvrir de superbes plages notamment à la pointe de Pichilingue. On peut aussi acheter des excursions à la journée dans les nombreuses agences du malecon pour se rendre sur l’île Espiritu Santo. Là, la grande attraction est de se baigner avec les otaries.

 

 

Loreto

La plus ancienne ville de la péninsule, est peut-être aussi la mieux située : elle est à la fois encerclée par le désert, les montagnes et la mer de Cortés. Ceci étant, elle n’a pas grand chose d’autre à offrir que ses paysages.

Los Cabos

Séparées par une trentaine de kilomètres et une plage magnifique, peu à peu grignotée par les hôtels, San José del Cabo et Cabo San Lucas sont communément définies comme Los Cabos. Pourtant, ces deux stations balnéaires de l’extrême sud de la Baja California sont très différentes. San José est plus typique, avec son centre-ville colonial, son petit marché sous les « portales » et ses hôtels sympas, bon marché, face à la mer. Cabo San Lucas est plus américanisée et plus onéreuse, avec sa marina et ses hôtels de luxe, faisant face aux rochers déchiquetés du cap du même nom. Ces rochers dont la couleur ocre s’enflamme au crépuscule, sont le refuge de nombreux lions de mer et otaries. Les fonds sous-marins combleront les plongeurs et les amateurs de pêche au gros tenteront d’appâter le marlin, l’espadon ou bien encore le thon. On peut aussi louer une voiture pour découvrir les environs : quelques villages typiques dans la montagne et des baies désertes valent le détour.

LA FAUNE ET LA FLORE

L’observation des baleines en mer de Cortés et en Baja California (notamment aux environs de Gerrero Negro) est une des expériences les plus fortes que l’on puisse vivre au Mexique et la grande attraction de la période hivernale. Des milliers de baleines grises viennent s’accoupler et mettre au monde les petits baleineaux, entre janvier et avril, avant de repartir vers le Nord, pour l’été. On peut les voir batifoler depuis Cabo San Lucas, mais les trois meilleurs postes d’observation sont : la baie Laguna Ojo de Liebre (à 30 km de Guerrero Negro), la baie de San Ignacio (à 60 km de Guerrero Negro) et Puerto Lopez Mateos (la baie de Magdalena).

Les baleines grises, les cerfs royaux de la sierra, les vautours du désert et les cactus.

LES ARTS ET LA CULTURE

Les peintures rupestres de la cuesta de la Higuerita, du cerro de Santa Marta ou de la cueva de la Natividad.

Les villes de Basse Californie ne sont pas particulièrement riches en art et en culture. Le seul intérêt réside dans les peintures rupestres vieilles de 5 000 ans de la sierra. Il faut s’y rendre à dos d’âne. C’est le sanctuaire des rancheros, descendants des Indiens du désert de Vizcaïno. 3 jours de randonnée sont nécessaires pour découvrir les différents sites et parcourir toutes les sierras.

VIDÉO DE DÉCOUVERTE DE LA BASSE CALIFORNIE (4mn - en espagnol)