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HISTOIRE DU MEXIQUE

Comment résumer l’histoire du Mexique en quelques pages ? Elle peut se résumer en un roman rempli de rebondissements, de guerres, de jalousies et de révolutions.
C’est une histoire que nous vous conterons de la manière la plus succincte :

La période précolombienne et les civilisations

Le passé amérindien du Mexique témoigne d’une grande diversité de civilisations. A l’instar du reste du continent américain, les premiers habitants du pays furent probablement (la thèse est remise en cause aujourd’hui) des chasseurs asiatiques qui traversèrent le détroit de Béring à l’époque des grandes glaciations.
La première civilisation meso-américaine qui s’épanouit sur le sol mexicain est celle des Olmèques, qui, au cours du 1er millénaire av. J.-C., édifient un empire dans la région du golfe du Mexique, entre Veracruz et Tabasco. Bien que leurs vestiges soient peu nombreux (têtes olmèques de La Venta), on estime que leur influence sur les autres civilisations du pays fut décisive.

Au cours du 1er millénaire après J.-C., trois grandes civilisations se développent : celle de Teotihuacán, sur le plateau de l’Anáhuac ; celle des Zapotèques, à Monte Albán, dans l’actuel État de Oaxaca ; celle des Mayas, du sud du Mexique jusqu’à l’actuel Salvador. Ces derniers édifièrent une centaine de cités-États (Tikal, Palenque), chacune étant dirigée par une théocratie. Les vestiges architecturaux témoignent de leurs qualités de constructeurs. Cette civilisation, qui a aussi donné de brillants mathématiciens et astronomes, fut enrichie au IXème siècle par les apports des Toltèques ; de ce syncrétisme culturel naquirent les cités d’Uxmal et de Chichén Itzá (presqu’île du Yucatán). A partir du XIIème siècle, victime de luttes fratricides, elle périclite.

L’arrivée des espagnols

La découverte du Nouveau Monde et du Mexique a exercé une fascination sans équivalent dans toute l’histoire des explorations et des conquêtes. Imaginez vous les premiers contacts avec les Mayas, l’émerveillement des Espagnols devant Tenochtitlan, la résistance spirituelle des Aztèques, le tout qui firent du Mexique, une terre de fusion culturelle et de métissage.

Indépendance du Mexique

Le 16 septembre 1810 Miguel Hidalgo, curé de Dolores, fait appel à sa paroisse pour se révolter contre l’occupation espagnole. Il sonne les cloches de son église et rassemble la population du village. S’en suit avec succès la conquête de plusieurs villes. Ce n’est que le début d’une longue lutte, dans laquelle Hidalgo laissera la vie, qui se finira par la prise de Mexico le 27 septembre 1821.

La révolution

De 1910 à 1929, révolution et guerre civile déchirent le Mexique. Une période mal connue, qui offre pourtant tous les ingrédients d’une extraordinaire épopée. Dans un cadre ensoleillé, latin, haut en couleur, des personnages étonnants se livrent à des complots, des trahisons, des coups d’État, tandis que sur le terrain cavaleries et trains blindés s’affrontent dans une guérilla pleine de rebondissements. De cette révolution sociale est issu le Mexique moderne.

Le Mexique d’aujourd’hui

Le Mexique moderne est en marche : Emiliano Zapata proclame le plan d’Ayala (expropriation des grands propriétaires) et la constitution se signe en 1917 après l’assassinat de ce dernier et de Pancho Villa. De 1940 à 1970, le pays connaît une phase de croissance au cours de laquelle l’industrialisation, l’essor des exportations et l’apport des investissements étrangers soutiennent le décollage économique. Mais le Mexique n’échappe pas à la crise du début des années 1970. Hausse du prix de l’énergie (le pays est importateur de pétrole jusqu’en 1974), déficit public et inflation plongent le pays entier dans un profond marasme.

En dépit de l’amélioration des indicateurs macroéconomiques dans les années 90 (hausse du PIB, baisse de l’inflation et du taux de chômage), les Mexicains ont voulu sanctionner l’écart toujours plus grand entre les riches et les pauvres. Marquée par un nouveau massacre d’Indiens au Chiapas, la fin de l’année 1997 l’est aussi par les résultats de l’enquête qui mettent directement en cause l’un des membres du gouvernement. Cherchant une issue au conflit, le président Ernesto Zedillo, propose quelques mois plus tard (mars 1998), une révision des droits des peuples autochtones, en matières juridique, culturelle et économique, en soumettant au Parlement plusieurs amendements à la Constitution. Contre toute attente, le 2 juillet 2000, le candidat du Parti d’action nationale (PAN), Vicente Fox remporte les élections et succède à Ernesto Zedillo à la présidence du pays. Cet évènement met fin à 71 ans de gouvernement du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI), de 1929 à 2000, qualifié par certains comme la « dictature parfaite ». Le gouvernement conservateur de Felipe Calderon se distingue par sa lutte contre le trafic de drogue. L’armée intervient dans le conflit, qui conduit à une hausse de la violence et de l’insécurité dans certaines régions. Le 1er juillet 2012, marque le retour au pouvoir du PRI avec l’élection d’Enrique Peña Nieto. Incarnant la nouvelle génération de son parti, il se fixe comme objectif de réduire la violence dont souffre le pays, ainsi que d’attirer l’investissement de capitaux étrangers.

Une autre page du Mexique se tourne…